Les jeunes et les métiers techniques :

de l’image perçue à la realité vécue

Les métiers de la transition énergétique et numérique sont au cœur de la troisième électrification de la France. Ils soutiennent l’essor de nouveaux usages : mobilité électrique, bâtiments intelligents, data centers et décarbonation de l’industrie.

Pourtant ces métiers restent encore trop méconnus et peu valorisés. Le constat est sans appel : près d’un jeune sur deux ne les connaît pas, alors même que la profession devra recruter près de 50 000 professionnels d’ici à 2030.

Fort de ce constat, le SERCE entame pour le compte de ses adhérents une démarche d’attractivité visant à mettre en lumière leurs métiers.

Cette infographie s’appuie sur l’étude menée par l’agence NéNo et Ipsos bva pour le SERCE, auprès d’un échantillon représentatif des 15-26 ans* afin de mieux comprendre le regard des jeunes sur les métiers techniques.

pourtant dans la réalité, Ces métiers sont profondément humains et collaboratifs, fondés sur une culture de la transmission : L’accompagnement et la formation sont au coeur du modèle.

4 salariés

sur 5

ont suivi un parcours de formation interne**

10 000

apprentis

ont rejoint la filière en 2024 aux côtés de professionnels expérimentés**

**Bilan social SERCE

Des métiers perçus comme

« trop techniques et solitaires »

« Je ne saurais

pas faire,

c’est trop

technique. »

A., 20 ans

Mission Locale

« Ce sont des métiers de passionnés, pas pour tout le monde. »

L., 17 ans

Lycéen professionel

« Ces métiers s’apprennent par la pratique, l’observation, la solidarité d’équipe. On apprend tous les jours. »

T., 22 ans - Apprenti, BTS Électrotechnique

Les jeunes habitants en milieu rural s’y projettent davantage :

44% les envisagent

28% en moyenne

issus du milieu urbain.

contre

Ces métiers paraissent plus « visibles »

et « utiles »

dans les territoires.

Être guidés, intégrés, et voir leur progression.

L’attente des jeunes

Une transition énergétique encore abstraite

des jeunes associent

la transition énergétique

à des gestes écologiques

du quotidien.

67%

« Je n’ai jamais pensé que ces métiers

c’était pour la planète. »

N., 17 ans Mission Locale

Acteurs de terrain de la transition énergétique,

les entreprises de la filière la font vivre chaque jour,

à travers des réalisations concrètes et durables :

Si l’écologie ne suscite pas toujours la vocation, elle devient tangible et valorisante dans l’exercice quotidien du métier

des critères de choix d’un emploi (8 %), loin derrière

le salaire (54 %) et la stabilité

(42 %).

8ème position

La préservation de l’environnement n’arrive qu’en

Les jeunes veulent voir l’effet réel

de leur engagement : concret, visible, local. Ils cherchent à donner du sens

à travers l’action.

Ces métiers rendent visibles les progrès écologiques dans nos villes, nos écoles, nos lieux de vie.

Féminisation:

dépasser le «pas pour moi»

Image perçue

Les métiers techniques restent perçus comme masculins et seules 19 % des jeunes femmes envisagent spontanément ces métiers.

J., 17 ans,

élève de 1re STMG

« Travailler sur un chantier,

c’est pour les hommes. »

La mixité progresse :

Des techniciennes, conductrices de travaux, responsables d’affaires dans toutes les régions.

Des EPI adaptés, des équipes mixtes.

Des parcours inspirants, encore trop peu prisés.

La féminisation gagne à être incarnée, vécue et rendue pleinement visible dans les pratiques ordinaires.

1 femme sur 3

se dit attirée par la stabilité et les débouchés des métiers techniques, mais manque d’informations concrètes.

des jeunes femmes interrogées disent vouloir mieux connaître ces métiers avant de se prononcer,

contre

des hommes

52%

60%

Les jeunes générations recherchent un travail utile et porteur de sens :

veulent un métier utile à la société,

57%

veulent voir concrètement

le résultat de leur travail,

49%

associent

la réussite à la fierté du métier.

46%

K., 19 ans,

élève en Bac pro MELEC

« Je ne cherche pas à sauver la planète, mais à faire un travail utile. »

A., 20 ans,

Bac pro MELEC

« C’est concret, utile, et ça fait du bien

de le voir. »

Le SERCE, une organisation professionnelle au service

des entreprises de la transition énergétique et numérique.

*Étude réalisée par NéNo et Ipsos bva pour le SERCE en juin 2025, auprès de 500 jeunes (15–26 ans) et complétée par des entretiens qualitatifs auprès de jeunes en formation et de jeunes accompagnés par les Missions Locales.

SERCE - novembre 2025 - Photo : crédit SERCE ( fait par l’IA ) Conception : Agence NéNo

Il est temps de rendre visible et partager cette réalité : des métiers ancrés dans le quotidien, qui prouvent leur impact réel et leur valeur au service de la société.

Les faire connaître, c’est reconnaître leur rôle essentiel dans la transformation durable de nos territoires et de l’économie.

Chaque jour des femmes et des hommes exercent ces métiers avec fierté et engagement.

Créer la rencontre, c’est permettre à une génération en quête

de sens de découvrir des métiers porteurs d’avenir, de stabilité

et d’engagement.

Le SERCE initie le Forum « Révèle ton énergie ». : un événement, dédié aux métiers de l’électricité qui offre aux jeunes une opportunité d’explorer la richesse et la variété des parcours professionnels proposés par un secteur dynamique et innovant.

Les opportunités professionnelles sont là.

Il faut maintenant créer

la rencontre avec les jeunes.

L’utilité comme moteur d’engagement

Les métiers portés par les adhérents du SERCE sont utiles par nature :

ils contribuent à l’électrification

des territoires, au confort,

à l’amélioration de la performance énergétique des territoires.

Chaque installation, chaque intervention de maintenance

répond aux besoins du quotidien.

R., 26 ans,

BTS Électrotechnique

« Ces métiers prouvent que l’on peut travailler pour soi, pour son équipe et pour la société à la fois.»

31%

Ces métiers offrent de réelles perspectives d’évolution : on peut commencer apprenti et évoluer tout au long de sa carrière en se formant.

Le compagnonnage et le tutorat assurent un apprentissage permanent.

Les craintes portent sur :

L’ambiance et le regard des autres,

Les conditions matérielles (EPI, vestiaires, sécurité),

Le manque de modèles féminins visibles.

des jeunes trouvent ces métiers

sous-valorisés.

68%

Ils ne manquent pas d’intérêt pour ces métiers : ils manquent d’occasions concrètes de les découvrir.

L’utilité est un levier d’attractivité universel, bien plus fort que le discours technique ou institutionnel.

Les jeunes s’y projettent lorsqu’ils perçoivent l’impact humain, social et territorial de leur travail.

Les jeunes ne rejettent pas la technicité : ils redoutent l’isolement ou l’échec sans accompagnement.

Une appréhension de ne pas être

« du bon profil », de ne pas y arriver seul :

n’envisagent pas de s’orienter vers

ces métiers car ils estiment « ne pas avoir les compétences requises ».

des jeunes

interrogés.

7 sur 10

peinent encore à en percevoir

la traduction concrète

dans le monde du travail.

Scannez

pour

découvrir

la synthèse

de l’étude

LA peur de

ne pas y

arriver

La technicité est perçue comme un frein, plus que l’effort ou la pénibilité du travail.

LA peur de

ne pas y

arriver

La technicité est perçue comme un frein, plus que l’effort ou la pénibilité du travail.

T., 20 ans, CFA BTP

« C’est quand on pratique qu’on comprend. »

A., 19 ans,

Bac pro MELEC

« On apprend avec les autres, pas tout seul. »

l’importance de

l’apprentissage

L’apprentissage et le tutorat sont perçus comme la meilleure manière d’apprendre un métier technique.

T., 20 ans, CFA BTP

« C’est quand on pratique qu’on comprend. »

A., 19 ans,

Bac pro MELEC

« On apprend avec les autres, pas tout seul. »

l’importance de

l’apprentissage

L’apprentissage et le tutorat sont perçus comme la meilleure manière d’apprendre un métier technique.

Le besoin de collectif

avant tout

M., 22 ans,

Apprenti Maintenance industrielle

« C’est un métier d’équipe, tu dépends des autres pour apprendre. »

R., 18 ans,

Bac Pro Électrotechnique

« Ce qui me motive, c’est de travailler à plusieurs. »

Le collectif et la solidarité d’équipe apparaissent comme des leviers majeurs de motivation.

Une visibilité à renforcer

L., 17 ans,

Mission locale

« Je ne vois pas ce qu’on fait vraiment. »

T., 23 ans,

Apprenti Technicien

« Quand tu poses une borne ou répares un réseau, tu comprends l’impact. »

Les jeunes demandent à voir l’effet réel de leur action sur le terrain pour donner du sens à leur métier.

des représentations

qui évoluent

L’ouverture d’esprit progresse : ces métiers inspirent confiance, mais leur visibilité reste encore trop limitée pour susciter

des vocations.

J., 17 ans, STMG

« Je trouve que c’est bien qu’on parle de ces métiers, on n’y pense pas forcément mais c’est l’avenir. »

Près de 60 % des jeunes femmes considèrent que ces métiers représentent l’avenir contre 52% chez les hommes.

Un déficit de

projection

feminin

C., 20 ans,

CAP Électricité

« Travailler sur un chantier, c’est pour les hommes. »

C., 20 ans,

CAP Électricité

« Je serais la seule fille, ça me ferait bizarre. »

Les jeunes femmes évoquent avant tout le manque de modèles visibles et la peur d’être isolées.

la fierté du

travail bien fait

La fierté de contribution locale est un facteur clé d’engagement durable.

M., 23 ans,

Apprenti

chef de chantier

« Quand je repasse devant un chantier que j’ai fait, c’est une fierté. »

L., 20 ans,

BAC pro MELEC

« C’est concret, c’est utile, tu vois le résultat. »

Ce qu’ils

recherchent

durablement

T., 21 ans, BTS Électrotechnique

« Un métier tu apprends,

tu progresses, et tu sers à quelque chose. »

Les jeunes ne rejettent pas le travail : ils en attendent du concret, de la stabilité et de la reconnaissance.

les leviers

d’attractivité

prioritaires

Ces métiers répondent aux attentes prioritaires

de la jeune génération :

Le salaire

54%

La stabilité

42%

La progression

46%